Portfolio Acarouany
Dans l’Ouest de la Guyane, à quelques kilomètres du bourg de Mana se trouve le village d’Acarouany. Le lieu fut tout d’abord une léproserie, puis un camp de réfugiés, c’est aujourd’hui un lieu d’habitat spontané. Quand on s’y rend, une drôle d’impression vous saisit : ni complètement habité, ni complètement abandonné.
Ce sont des lieux marqués par la malédiction. Des lieux où, chaque siècle, l’Histoire s’invite et apporte son quota d’événements douloureux. Dans l’ouest de la Guyane, à quelques kilomètres du bourg de Mana, se trouve un de ces lieux. Le village de l’Acarouany. D’abord léproserie, puis camp de réfugiés, c’est aujourd’hui un lieu d’habitat spontané. En 1999, le village est classé monument historique. Pourtant lorsqu’on y foule le sol, rien ne le laisse penser. Entre bâtiments délabrés et habitations occupées, naît chez le visiteur la sensation d’un lieu qui ne trouve pas le repos. Invité par le Service culturel de Mana à travailler sur un projet documentaire sur l’Acarouany, Karl Joseph a posé son regard sur le lieu et a illustré cette sensation étrange à travers une série de photographies. Situé dans l’ouest de la Guyane, à quelques kilomètres du bourg de Mana, se trouve le village de l’Acarouany. Son histoire commence en 1833 sous l’impulsion d’Anne-Marie Javouhey, M
ère supérieure de la congrégation de Saint-Joseph-de-Cluny. Elle décide d’y transférer la léproserie des îles du Salut. Le village devient un lieu de soin, mais aussi de quarantaine puisqu’il faut deux heures de canot depuis Mana pour s’y rendre. Une petite chapelle......
ère supérieure de la congrégation de Saint-Joseph-de-Cluny. Elle décide d’y transférer la léproserie des îles du Salut. Le village devient un lieu de soin, mais aussi de quarantaine puisqu’il faut deux heures de canot depuis Mana pour s’y rendre. Une petite chapelle......
