Depuis dix jours en Guyane, l'ensemble de la filière des socioprofessionnels de la pêche a cessé de sortir en mer. Par ce geste symbolique, elle entend rappeler un constat accablant : la majorité des eaux territoriales de Guyane échappe à tout contrôle. Une vérité longtemps minimisée, alors qu'elle impacte indifféremment ressource naturelles commerciales, et espèces menacées. 10 ans de constats. En février 2003, le WWF organisait le premier survol aérien d'estimation de l'ampleur de la pêche illégale. Lors de ce trajet couvrant l'ensemble de l'Ouest guyanais, sur 15 navires identifiés, 12 étaient illégaux. Ces « tapouilles », provenant des Pays voisins (Suriname, Brésil, Guyana), utilisent de longs filets maillants dérivants pouvant mesurer jusqu'à 10Km. Ces navires illégaux exploitent, selon l'Ifremer, entre 4000 et 8000 tonnes de ressources halieutiques par an, représentant ainsi 200% de l'effort de pêche officiel. L’acoupa rouge (
Cynoscion acoupa), principale espèce ciblée et importante......