Plongée dans les profondeurs des eaux mahoraises
c’est dans l’atmosphère sombre et intrigante des eaux mahoraises profondes que Gabriel Barathieu dégaine son appareil photo. Il plonge jusqu’à plus de 100 mètres sous la surface de l’eau, dans des endroits encore inexplorés, et remonte des clichés qui permettent d’inventorier la biodiversité de cette zone méconnue. « A 80 mètres il n’y a plus qu’1% de la lumière du soleil. C’est une ambiance vraiment particulière ! La faune s’est adaptée au manque de luminosité, on ne retrouve donc pas les mêmes espèces qu’en surface. Il y a tant à découvrir, c’est incroyable », raconte le photographe naturaliste de 37 ans. Il commence à plonger dans la zone mésophotique, située entre 50 et 150 mètres de profondeur, il y a seulement trois ans. C’est Laurent Ballesta, le photographe et plongeur des abysses, qui lui donne envie de se lancer. « Lorsqu’il venait à la Réunion, où je vivais avant de venir m’installer à Mayotte il y a quatre ans, j’allais à toutes ses conférences », note Gabriel Barathieu.
C’est à La Réunion, en s’y installant en 2008, qu’il se met à plonger régulièrement et à se perfectionner en photographie sous-marine. Il remporte le prix du photographe sous-marin de l’année 2017 - Underwater photographer of the year 2017.
