Archéologie Les fermiers précolombiens cultivaient la savane amazonienne sans la brûler
Face à la destruction continue des écosystèmes de l’Amazonie, nous pouvons tirer des leçons de ses anciens occupants, qui géraient leurs terres agricoles de façon durable. Conduite par une équipe internationale d’archéologues et de paléoécologues comprenant deux chercheurs du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CNRS/Université Montpellier I, II et III/Montpellier Supagro/Ecole pratique hautes études/CIRAD/IRD/INRA) et du laboratoire d’Archéologie des Amériques (CNRS/Université Paris I), une étude montre pour la première fois que les peuples précolombiens habitant les savanes naturelles autour de la forêt amazonienne pratiquaient l’agriculture sans avoir recours aux feux. Des travaux qui viennent d'être publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
En analysant, sur une période couvrant plus de 2 000 ans, les archives de pollens, de charbon et d’autres restes végétaux, cette équipe internationale a pour la première fois écrit en détail l’histoire de l’utilisation des terres dans les savanes amazoniennes de la Guyane française. Ces travaux nous donnent une perspective unique sur ces terres avant et après l’arrivée en Amérique des premiers Européens en 1492. Ils montrent que les anciens habitants de ces savanes amazoniennes pratiquaient l’agriculture sur champs surélevés, qui impliquait la construction de petites buttes agricoles avec des ustensiles en boi......
