Greg Mérot
Le Parc marin contre vents et marées
Dans les écoles, sur les rives ou en mer, les équipes du Parc Naturel Marin de Mayotte (PNMM) sont sur tous les fronts pour œuvrer à la préservation de l’exceptionnel lagon mahorais. Une mission qui prend souvent des allures de sacerdoce tant les défis sont grands et les freins nombreux.
Et l’ylang refleurira… Incha’Allah
Fleurs de fleurs, fierté de Mayotte qui lui vaut son surnom d’ « île au parfum », l’ylang-ylang a vu au tournant des années 2000 ses pétales jaunes réduits à l’état de symbole, en même temps que les coûts de production de son huile essentielle pourtant très prisée par les plus grands parfumeurs ont grimpé en flèche. Une poignée d’irréductibles, accompagnés par le Département, l’État et l’Europe, tente pourtant coûte que coûte de redonner ses lettres de noblesse à l’ylang mahorais. Avec déjà quelques succès.
Mayotte, quand la terre menace le lagon
Dans les eaux du 101e département, le corail étouffe sous le poids de l’activité humaine et de l’érosion puis de l’envasement qu’elle génère. Et avec la mort lente de l’élément central du lagon de Mayotte, c’est un écosystème qui risque de disparaître. Face à ce constat, le projet Leselam, réunissant plusieurs acteurs de l’île, tente d’alerter et de pousser au changement de comportements. Reste que, sur “ l’île au lagon ”, comme on la nomme paradoxalement ici, les moyens manquent et l’urgence de construire prend le pas sur l’urgence de préserver.
Au fil de la crise, la vie sans eau
Depuis septembre, les habitants du petit département de l’océan Indien vivent au rythme des coupures d’eau de 54h. Un quotidien devenu insupportable pour une majeure partie de la population, qui dénonce un grave manque d’anticipation et qui ne doit pas s’attendre à une sortie de crise rapide.
