La France en Océanie ou de l’intérêt international de valoriser les Outremer
Nouvelle-Calédonie, un défi français aux répercussions internationales
Depuis les accords de Matignon-Oudinot (1988) qui ont mis fin à plusieurs années de violences politiques en Nouvelle-Calédonie, la stabilité de cet archipel constitue une priorité pour Paris. Le dossier calédonien est également suivi de près par la région, notamment par l’Australie et le forum du Pacifique (FIP, principale enceinte politique régionale) comme par l’ONU.
Depuis 2018, l’avenir de la Nouvelle-Calédonie constitue un sujet d’actualité puisque trois référendums d'autodétermination y ont été organisés conformément à ce que prévoyait l’accord de Nouméa de 1998. Cet accord visait par les actions de rééquilibrage et de rattrapage entre les communautés et les provinces à engager le territoire dans un destin commun transcendant les clivages communautaires et politiques. Si le non à l’accession de l’archipel à la pleine souveraineté l’a emporté lors de ces trois scrutins, il ne faut pas en déduire que la revendication indépendantiste, largement portée par la population kanak, est dépassée. Le « oui » à l’indépendance a en effet progressé entre 2018 (43,33 %) et 2020 (46,74 %) avant de refluer fortement (3,5 %) lors du référendum du 12 décembre 2021 marqué par l’appel très suivi (56,1&......
