BRESIL. Procédure de destitution le soutien exigeant des mouvements sociaux à Dilma Rousseff
Bien qu'opposés au gouvernement brésilien, les mouvements sociaux se mobilisent pour défendre Dilma Rousseff visée par une procédure de destitution. Ils demandent le départ du président de la chambre des députés Eduardo Cunha (PMDB-RJ) et une inflexion de la politique gouvernementale. C'est pour la présidente la dernière chance de se rapprocher du peuple, selon Josué Rocha, membre de la coordination du Mouvement national des travailleurs sans-abri. Extraits d'interview [Agência Pública, 15/12/15]. Le positionnement paradoxal des mouvements sociaux « Le gouvernement fédéral est le principal responsable du changement de cap économique. La procédure de destitution actuellement en cours est une opération de chantage orchestrée par Eduardo Cunha ; en cas de succès, le vice-président Michel Temer (PMDB) hériterait du pouvoir. Or son projet est encore plus radical avec des coupes budgétaires et la poursuite des privatisations. » Pas de chèque en blanc « Nous sommes prêts à combattre la procédure de destitution pour ce qu'elle représente : un retour en arrière. Mais en aucun cas, les mouvements sociaux ne sont prêts à signer un chèque en blanc à la présidente. Nous voulons qu'elle engage un dialogue avec nous pour garantir nos droits qui sont menacés par le ministre des Finances [Joaquim Levy, un économiste orthodoxe chargé par Dilma Rousseff de relancer l'économie et regagner la confiance des marchés]. » Les orientations politiques......
