Devant le chinois…En libre service

En Guyane, la quasi-totalité des épicerieas est tenue par la communauté chinoise, à tel point que dans le langage courant on ne dit pas « aller à l’épicerie », mais « aller chez le chinois ». Historiquement c’est de deux grandes régions du sud que provient la population chinoise installée en Guyane. Les Hakkas du Guangdong sont arrivés dès 1820 (avec intensification à la fin du 19e siècle) et se sont beaucoup investis dans le commerce. À partir des années 1985 la migration s’intensifie en provenance du Zhejiang où sa population s’investit aussi beaucoup dans les libres services et la restauration. Implantés dans tous les quartiers, ces commerces de proximité forment un véritable maillage territorial propre à ce "département-pays". On y trouve tous les produits de consommation courante, des boissons fraiches, le journal local, et même du tabac. Reflet de leur lieu d’implantation, certains sont aussi de véritables quincailleries qui proposent clous, vis, tuyaux, raccords, outils, sacs de ciment. Dans les communes, on peut également s’équiper intégralement pour la pêche : cannes, filets, hameçons, trappes ainsi que capes de pluie et casquettes pour prévenir de la pluie, qui, ici, tombe sur les hommes sans prévenir. Aussi, pour les petits fumeurs ou les moins nantis, les cigarettes s’y achètent discrètement à l’unité. Malgré l’arrivée, massive ces dernières années, de la grande ...

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