Les têtes de criques de Guyane passées au crible
Si en Europe les caractéristiques biologiques et écologiques des cours d’eaux sont connues depuis près de 70 ans, en Guyane, les premières études remontent seulement aux années 1980. Aujourd’hui, une vaste étude sur les petites criques de tête de bassins versants est mise en œuvre afin de proposer aux gestionnaires une méthode qui permettra de définir un indice de qualité de ces milieux. L’objectif étant, à terme, d’y évaluer l’impact des activités humaines.
Autrement dit, ces petits cours d’eau que l’on franchit à pied, sont une vraie curiosité pour les chercheurs. «Ce sont des milieux naturels sensibles qui abritent des espèces qu’on ne rencontre pas souvent. Il reste encore un voile à lever sur ces écosystèmes et sur l’écologie des communautés aquatiques qu’ils abritent », explique Bertrand Goguillon, chef du service patrimoines naturels et culturels au Parc amazonien de Guyane. En effet, à ce jour, la grande majorité des études et collectes de poissons d’eau douce de Guyane a été réalisée dans la frange littorale et le long des fleuves navigables à cause de leur facilité d’accès. « L’essentiel du sud de la Guyane, en particulier ce qui constitue aujourd’hui le cœur du parc national, est composé de gigantesques réseaux de petits cours d’eau soumis à des précipitations variables selon les bassins versants et dont l’accès est plus difficile, surtout dans le haut des têtes de bassins », conf......
