L’habitat spontané à Cayenne face aux difficultés du confinement
Derrière les palissades de taules le long de la Route de Tarzan se trouve le quartier informel de la «Piste Tarzan» où vivent en grande majorité des personnes issues de l’immigration clandestine. Elles fuient les persécutions et les crises politiques de leur pays, comme en Haïti où l’insécurité et l’instabilité politique poussent des milliers d’Haïtiens à rejoindre la Guyane, en espérant pouvoir y trouver un refuge. Malheureusement, c’est bien souvent l’impossibilité d’obtenir une carte de séjour, entrainant l’impossibilité d’un travail déclaré qui les attend. Et donc de nombreuses années dans la clandestinité et tout ce que cela implique, exacerbé par la peur quotidienne de la police aux frontières (PAF) et d’une reconduite hors de la Guyane.
Avant la pandémie de COVID-19 et le confinement du mois de mars, la politique et l’ambition de la ville de Cayenne et de la préfecture de Guyane étaient claires, la destruction d’un de ces squats par mois. Comme ce fut le cas en janvier dernier au squat Marengo, ou du squat de La Matine en septembre 2019. La capacité de logement étant devenue largement insuffisante face à l’expansion de la population en Guyane, il n’est donc pas étonnant que 40 % des nouvelles habitations construites en Guyane soient réalisées sans autorisations, selon une lettre de la Cimade (association d’aides aux réfugiés) pour la ministre des Outre-mer en novembre 2......
