Pécaris et jaguars aux portes de l’espace

Cécile Richard-Hansen et Rachel Berzins sont chargées d'étude sur la faune de Guyane à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Dans le cadre d'une convention de collaboration avec le Centre national d'études spatiales, le Centre spatial guyanais, un espace préservé de 700 km², est devenu leur terrain d'études. Grâce au piégeage photographique et à la capture d'individus, les jaguars et les pécaris vont bientôt ne plus avoir aucun secret pour les deux scientifiques !

Les salariés du Centre spatial guyanais, surtout ceux qui aiment se lever tôt et regarder sur les bords des pistes, croisent fréquemment le chemin de divers animaux, comme des biches ou des paresseux. Sur une piste, un pécari à collier se pavane devant la voiture prêtée par le centre. Les poils hérissés, il ne semble pourtant pas vouloir se sauver en courant. Il traverse la piste tranquillement, jetant des coups d’œil curieux au véhicule arrêté. Une rencontre furtive mais courtoise, symbole de l’importance de la faune sur le site de la base spatiale. Et cela parce qu’à seulement quelques centaines de mètres du pas de tir d'Ariane 5, la nature est préservée des pressions anthropiques : l’accès est réglementé, la chasse et le prélèvement d’espèces animales interdits. Pour des raisons de sécurité le Centre spatial guyanais est protégé dans sa globalité, ce qui ...

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