Déchets, une montagne d’enjeux
« On marche sur la tête. Il faut vraiment être dans un magasin pour savoir ce que c’est les sacs plastiques », s’indignait il y a peu, Alain Chung, président de Saint Fa Foei Kon, association chinoise de Saint-Laurent du Maroni qui rassemble 150 points de vente (50 % des commerces de l’Ouest). En mars 2016, l’association avait anticipé l’interdiction nationale de juillet 2016. « Nous avons pris les devants parce que ça fait trop longtemps qu’on attend », reprochait Alain Chung, propriétaire de deux libres services de Saint-Laurent. La fin de la distribution des sacs de caisse lui permet une économie de « 6 000 sacs par mois ».
à l’image de Saint Fa Foei Kon, la gestion des déchets s’améliore peu à peu. « Il faut regarder d’où on vient. Ça n’a plus rien à voir avec il y a quinze ans. Avant on brûlait et on jetait dans les marécages ! », note un observateur.
2015 et 2017 marquent un tournant avec l’arrivée de la collecte séparée des emballages et papiers dans la communauté d’agglomération du centre littoral (CACL) et dans la communauté de communes de l’Ouest guyanais (CCOG). « En 2002, il n’y avait aucune valorisation des déchets dans le secteur formel. Aujourd’hui, nous sommes proches de 15 % et d’ici cinq à dix ans, nous devrions atteindre 25 %. ......
