Guyane 2048 Architecture
En architecture, l’avenir se construit à partir du passé. Lorsqu’on se projette dans une trentaine d’années, l’image qui se démarque d’une Guyane urbaine est celle de maisons en bois ou en briques de terre cuite, respectant l’environnement et peu consommatrices d’énergie. Elles auront pour nom « maisons bioclimatiques ».
Sur ce sujet, les architectes s’accordent : les matériaux traditionnels devront être la source principale des logements du futur. Si l’on ne veut pas détruire la forêt en y piochant de façon anarchique et massive pour répondre à la demande des nouvelles constructions, une production endogène et réglementée s’impose. D’après Franck Brasselet, architecte et cofondateur de Actions pour une Qualité Urbaine et Architecturale Amazonienne (Aquaa), « la production de bois local devrait doubler d’ici dix ans ». À ce propos, une idée complètement délirante il y a encore quelques années est en train de renaître dans les couloirs de l’ONF… aller chercher les bois en forêt avec des dirigeables ! « Le gros plus » de ce projet tient en ses vertus « hyper environnementales ». « Les conditions climatiques en Guyane sont parfaitement adaptées », il y aurait un approvisionnement toute l’année contrairement à l’impossibilité actuelle de maintenir un approvisionnement constant en saison des pluies en raison de l’état des pistes forestières. De plus, cela ne demande aucune infrastructure. En bref, « la solution royale » pour faire vivre les ambitions des aménageurs. Par ailleurs, le choix des essences doit dépendre de leurs propriétés mécaniques remarquables. Ainsi l’angélique est naturellement résistante aux termites alors que le gonfolo exige un traitement préalable. C’est en partie dans le but de mieux les connaître que la maison de......
