Pétition Le Lac de Petit Saut en Guyane, menacé par un braconnage d’ampleur
Il y a 20 ans, le site de Petit Saut en Guyane a subit une véritable catastrophe écologique avec la mise en eau du barrage entraînant la disparition de 370 km2 de forêt primaire. La faune épargnée par l'inondation sur le secteur est en train de subir une deuxième catastrophe avec un braconnage d'ampleur qui se développe sur le lac depuis plusieurs années.
Malgré l'arrêté préfectoral N°2241 1D/4B du 04 décembre 1995 interdisant tout acte de chasse, toute circulation à pied ou en véhicule dans le périmètre qu'il définit, et toute navigation en dehors des chenaux, le braconnage fait des ravages sur le lac. Dans la forêt environnante et sur les îles épargnées par l'inondation, des équipes de braconniers circulent régulièrement en canot chargés de congélateurs, jusque dans les points les plus reculés et autrefois préservés, pour chasser en masse des espèces sauvages peu farouches et faciles à approcher telles que singes hurleurs, hoccos, cabiaïs, perroquets divers, pécaris, félins, biches, caïmans, mais aussi des espèces protégées : singes atèles, saki à face pâle... Des cadavres de loutres géantes et d'aras ont déjà également été observés. La richesse des observations faunistiques du lac représente pourtant un fort potentiel et offre enfin des perspectives pour un projet de développement économique durable et important, dans le secteur de l'écotourisme, du tourisme éco volontaire, de la recherche, de l'éducation et des activités nautiques douces en Guyane. Jusqu'à présent, le préfet de Guyane, pourtant déjà alerté de nombreuses fois à ce sujet, ne nous propose que des réunions de réflexion sur le sujet alors qu'il faut agir de toute urgence pour renforcer ces même arrêtés en leur donnant plus de pouvoir dissuasif. 
