Guyane 2048, énergie La fin de l’ére pétrolithique
Le président de la Collectivité et Mme Y., l'élue en charge de l’éco-résilience ont assisté hier, à Saint-Laurent, au démantèlement de la dernière centrale thermique au fuel de Guyane, dont les moteurs dataient de 2031.
Le président de la Collectivité, n'avait pu faire le déplacement, mais avait tenu à ce que son hologramme apparaisse aux côtés de Mme Y. Il affichait une mine profondément émue. « À l’heure où notre électricité est produite en grande majorité par un mix d’énergies locales et bioresponsables (90 % solaire, hydraulique et biomasse (bois certifié “gestion durable”), mais aussi éolien et biogaz, Ndlr.), c’est une page de notre histoire qui se referme. C'est pour ma part un moment particulier, empreint d'une certaine nostalgie », a déclaré celui dont le père a travaillé toute sa vie dans la centrale électrique autrefois gérée par EDF. Transférée à la Collectivité il y a près de 10 ans, sa gestion posait depuis problème, et elle était devenue un véritable gouffre financier suite aux derniers krachs pétroliers et à l’augmentation des taxes sur les carburants carbonés. Pour se rendre dans la capitale économique, Mme Y. avait de son côté tenu à emprunter un dirigeable de la Compagnie de Transports Gonflables de Guyane, afin d'apporter son soutien à l'entreprise publique qui traverse actuellement une période difficile, en raison d’un renchérissement récent du coût du biogaz produit à Macouria. Selon Mme Y., cette hausse du tarif est intimement liée à la loi de restriction sur les défriches périurbaines votée par le gouvernement précédent, et qui visait à réduire la déforestation abusive des aménagements dédiés à la construction de logements. Les déchets végét......
