Le chantier de construction du pas de tir d’Ariane 6, au nord-ouest de Kourou, a permis d’ exhumer les restes d’une faune marine exceptionnelle vivant il y a quelque 126 000 ans. Une première sur le territoire guyanais ! La Guyane héberge aujourd’hui une biodiversité ébouriffante dans les composantes terrestres et aquatiques de ses fragiles écosystèmes. C’est donc peu dire que le contraste est immense avec le registre fossile du territoire, vierge de tous restes fossilisés d’animaux et végétaux. Les travaux du pas de tir d’Ariane 6 à Kourou viennent d’ouvrir une première fenêtre inespérée vers ce passé paléontologique.
Sur les flancs de la montagne de Kaw, non loin du bourg de Roura, se situe les vestiges d’un village qui fait face à l’ancienne habitation «La Caroline». La fouille du site a permis à une jeune chercheuse nord-américaine de reconstituer le quotidien des personnes esclavisées dans la première moitié du XIXe siècle.
Comment s’est passée l’installation des habitants suite à l’abolition de l’esclavage en 1848 ? Quel était le quotidien de ces nouveaux libres dans la 2eme moitié du XIXe siècle ? Grâce à ces investigations, l’ archéologue Mickaël Mestre a réussi à faire le lien entre une première maison sur les flancs du mont Cabassou nommée «La souvenance» et un habitant du quartier actuel.
Il y a près de trois siècles, un navire négrier hollandais faisant cap sur Paramaribo, s’abimait dans l’estuaire du Maroni, causant la mort de près de 680 captifs, abandonnés par l’équipage et pris au piège dans l’entrepont. Une équipe franco hollandaise tente de retrouver l’épave du navire depuis 2019, et de reconstituer la tragédie.
L’histoire de Pierre Frontin est digne d’un roman historique tragique du XIXe siècle. Né libre à Basse Terre en Guadeloupe, il devient capitaine et prend part aux évènements révolutionnaires dans son île natale. Il s’installe plus tard en Guyane, devient producteur de sucre, et est tué par un esclave de son habitation en 1828. L’association Aïmara a travaillé sur les vestiges de sa sucrerie dans la commune de Montsinery.
Des Wayana et des Palasisi* ont accompagné des chercheurs dans leur tentative de retrouver les traces de leurs ancêtres dans les légendaires monts Tumuc-Humac.
Des archéologues et historiens partis à la recherche du « Fort des Flamans », construit par les colons européens au XVIIe siècle, dévoilent finalement quelque 2 000 ans d’histoire régionale. Nombre de cartes françaises du XVIIIe siècle mentionnent un certain « Fort des Flamans » sur la rive droite de l’Approuague, à l’est de Régina. En 2012, nous sommes donc […]
Non, la forêt amazonienne n’est pas l’un des derniers espaces « vierges» de la planète. En témoignent les investigations menées récemment au sein de la réserve naturelle des Nouragues