Dennis Lamaison
Loyola, un sentier pour la mémoire
"Le monde est notre maison", aurait déclaré Jérôme Nadal, l'un des premiers compagnons du fondateur de la Compagnie de Jésus, Ignace de Loyola (1491-1556). Fidèles à ce principe, les missionnaires jésuites ont accompagné l’expansion coloniale européenne. Dès la première moitié du XVIe siècle, ils sont présents en Inde, au Congo et en Chine. En mars 1549, la première mission jésuite du Nouveau Monde arrive à Bahia. En 1665, la Compagnie des Indes occidentales leur permet de s'établir en Guyane « pour travailler à la conversion des sauvages ignorant les mystères de la foi ».
Les sentiers du littoral l’affaire Pierre Vaux, de la Bourgogne à L’Ilet la Mère (1851-1875)
« J’avais le malheur de ne pas penser comme les plus forts, de n’être pas de leur avis, ni à leurs ordres, et ce fut tout mon crime. » Pierre Vaux, Cayenne, 16 août 1858. Février 1848, une nouvelle révolution éclate à Paris ; le roi Louis-Philippe abdique et quitte la France. La IIe République […]
Le salut n’est pas dans les îles Histoire d’evasions
« Chaque minute écoulée ne fait que m’affermir moi-même dans la volonté de m’évader, au risque de tous les dangers possibles. Nous sommes trop jeunes et trop pleins de volonté pour que notre avenir soit irrémédiablement clos. Espérer ici serait chimère » G. Tomel, Les évadés de la Guyane, 1899. La belle L’île Royale reçoit le […]
200 ans après SIMON BOLIVAR Le Venezuela de Chávez
Les stupéfiantes informations de Wikileaks nous révèlent l’insoupçonnable : les démocraties libérales n’aiment pas Hugo Chávez ! Alvaro Uribe, l’ancien président colombien, le comparait à Hitler, tandis que Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, qualifie le président vénézuélien de “fou”. L’expert n’a pas tort. Il faut en effet être complètement fou pour faire ami-ami […]
Quand la Guyane voulait son chemin de fer
Parmi les découvertes modernes produites par l’étonnante activité et les immenses développements de l’industrie humaine depuis un demi-siècle, […] celle qui semble destinée à exercer la plus forte influence […] sur la marche à venir des civilisations […], c’est la découverte des propriétés de la vapeur et son application aux travaux mécaniques. » Feuille de la Guyane française, 21 juillet 1832.
The carnival in 1910
“Hurry up Cyrus – you’re going to miss the flower battle! » Cyrus was not ready. His cousin Agénor could carry on hurrying him along but there was no way he was going to go down now. They had only just got back from the parade and it was already time to set off again. Perhaps […]
La montagne d’Argent, la caféerie de l’absurde
« La Montagne d’Argent doit-elle son nom au feuillage blanc du bois canon dont elle est couverte, ou bien à une mine que les Hollandais, du temps où ils occupaient la colonie, auraient fait fouiller ? C’est ce que M. Level déclara ne pouvoir élucider ; le principal était que l’endroit produisait d’excellent café ; cette mine en valait bien une autre. »
R. Villars, Colons de l’île verte, aventures de deux jeunes Français en Guyane, 1903.
Retour sur les rêves perdus de l’agriculture guyanaise, la folie des grandeurs ?
Depuis que l’état a commencé à intervenir en faveur de l’agriculture en Guyane, depuis les premières stratégies de colonisation jusqu’à nos jours, de nombreux projets de plus ou moins grande envergure se sont succédés. Des objectifs ambitieux, des investissements publics considérables, l’appui des organismes de recherche, mais presque toujours des échecs pour solde de tout compte. Et l’agriculture de Guyane ne nourrit pas sa population en 2011, alors que la plupart des projets agricoles avaient pour objectif l’exportation…
Nous souhaitons revenir ici sur cet historique jalonné d’espoirs et de désillusions, comprendre l’histoire pour envisager, si possible, de ne pas reproduire à l’avenir les erreurs du passé. La logique de développement qui amènerait à commencer petit pour mieux grandir ensuite n’aurait-elle pas sa place en Guyane ?
De la vanille & des Hommes L’expédition du botaniste-voyageur Perrotet (1819-1821)
La botanique comme passion Selon ses biographes, le Suisse Guerard Samuel Perrotet eut toujours le goût pour la botanique. Entré très jeune comme jardinier au service d’un grand propriétaire, il consacrait à l’étude toutes ses heures libres. Mais quelques années à compulser tous les traités d’agriculture et d’histoire naturelle mis entre ces mains lui donnèrent […]
De terre et de sang : les guerres entre Indiens et Français dans la Guyane du XVIIe siècle
Conquistadors et autres explorateurs européens, venus chercher aux Amériques gloire et fortune, n’hésitaient pas à user de violence envers les populations rencontrées. Les Indiens, décrits dans les premiers temps comme pacifiques, vont rapidement changer d'attitude suite aux pillages dont ils sont les victimes. Amerigo Vespucci, longeant les côtes de l’actuel Venezuela en 1499 vers l’Orénoque, écrivait : « Il nous arriva d’engager avec ces tribus de fréquents combats, car ils ne voulaient à aucun prix nous permettre de débarquer dans leur pays. » (Quatuor navigationes 1507)
Torcy, le canal qui n’aboutit nulle part….
Au début du XIXe siècle, plusieurs centaines d'esclaves étaient réquisitionnés pour creuser un canal censé apporter la prospérité à la colonie guyanaise.
De Manille aux marais de Kaw, la tragique histoire des premiers chinois de Guyane
Au début du XIXe siècle, la France décidait d’implanter deux-cents Chinois dans les marais de Kaw, pour faire de la Guyane une colonie à thé .
Conférence de presse au « squat » de l’AFPA
Vendredi 21 novembre 2014, différentes associations (Médecins du Monde, Ligue des Droits de l’Homme, Cimade…) organisaient une conférence de presse au « squat » de l’AFPA (Cité Rebard, Cayenne). Les expulsions récentes au « squat » de l’Anse de Chaton et à celui de « la maison blanche » ont touché près d’une centaine de personnes. Plusieurs autres sites […]
Guizanbourg Un village au confluent des temps
Aujourd’hui abandonné, le village de Guizanbourg fut l’éphémère « capitale » de l’Approuague au milieu du XIXe siècle.
De Saint-Pierre à Montjoly La migration fondatrice des sinistrés de la montagne Pelée
Lorsque le 8 mai 1902 la ville de Saint-Pierre est ravagée par l’éruption de la montagne Pelée, ce sont des familles entières qui sont décimées. Certains des survivants choisiront alors de partir reconstruire leur vie en Guyane française.
Rose sang
Chantier forestier de la crique Serpent, Maroni, 1er février 1913 « Une odeur poignante de rose et de musc sort de la boue remuée par le piétinement des hommes. Le contremaître bourru donne des ordres. — Hardi, fainéants, hardi, les gars… Le tronc de bois de rose, lourd de trois tonnes, halé par vingt forçats, est […]
Une autre histoire de Anne-Marie Javouhey
La religieuse qui fonda la ville de Mana est présentée comme un symbole de liberté et d’émancipation. Mais Anne-Marie Javouhey œuvra-t-elle véritablement pour l’abolition de l’esclavage ?
7 janvier 1809 : la dernière canonnade de Fort Trio
Le 7 janvier 1809, les derniers coups de canon des batteries de Trio et de Torcy retentissaient sur le Mahury. Les Français se repliaient, écrivant ainsi les premières pages d’une histoire de la Guyane portugaise.
« Sabre au clair & coups de canon » : un raid corsaire sur l’Oyapock en 1744
L’air retentit de cris effroyables et de coups de pistolets. Entrebâillant sa porte, le père Fauque n’a que le temps de se rejeter en arrière. Des hommes armés courent vers le fort : des corsaires. Il ne peut le croire. Quel capitaine viendrait perdre son temps sur l’Oyapock ? Un forban irait chercher son butin à Cayenne ou sur l’Approuague. Mais il doit se rendre à l’évidence. L’ennemi est dans la place. Et il a maintenant peur pour sa vie.
Liberté, trahison & diplomatie : il était une fois la révolte de Cabanagem (1835-1840)
De 1835 à 1840, la ville de Belém et la province du Grão-Pará vont être le théâtre de l’une des plus importantes révoltes populaires de l’histoire du Brésil, connue sous le nom de Cabanagem. La France profitera de cette période troublée pour avancer les frontières de sa colonie guyanaise vers l’Amazone.
Sarda Garriga, le libérateur ? De La Réunion à la Guyane
Sarda Garriga est aussi célèbre à La Réunion, où il est souvent présenté comme le « libérateur » des esclaves, qu’il est inconnu en Guyane, où il accompagna pourtant les premiers pas du bagne.
Les huit évadés de Sinnamary
Coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) Le régime du Directoire naît en 1795 dans la période de crise qui suit la chute de Robespierre. Sensé éviter à l’avenir toute tyrannie, le Directoire compte cinq membres (les Directeurs) détenteurs du pouvoir exécutif tandis que le législatif est confié à deux Conseils, les Cinq-Cents […]
Mémorial du Mont Cépérou [Sepelu]
La colline de Cépérou est un site patrimonial historique qui domine le centre ville de Cayenne. Elle fut le théâtre de guerres entre Amérindiens et Européens au XVIIe siècle. Atelier Aymara a réalisé en 2021 un mémorial pour le compte de la Collectivité territoriale de Guyane, sous la forme un mobilier de 8 panneaux de bois ( Ebénisterie par Guyane Tradi ) présentant notamment l'histoire de cette colonisation émaillée de guerres.
Bals, carnavals & charivaris aux 18e et 19e siècles
Les colons français venus s’établir en Guyane au XVIIe siècle apportèrent avec eux leurs fêtes religieuses et notamment la tradition chrétienne de célébrer les jours gras précédant la période du carême. Pendant cette période, il était de coutume d’organiser des bals, des repas ou de célébrer des mariages.
Policier dans la capitale du crime
Au début des années 1920, une quinzaine de policiers patrouillent jour et nuit pour faire régner l’ordre dans une ville que le journaliste Albert Londres surnomme alors la “ capitale du crime ”. Du rififi sur la crique« On est au bout du chemin quand on débarque aux îles. Déjà ! Le bagne de Saint-Laurent achève l’œuvre. […]
