Une Saison en Guyane N°22s
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Une Saison en Guyane N°22

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EDITO

L’aventure a commencé il y a onze ans. Onze ans au cours desquels le talent de nos multiples contributeurs, venus d’horizons divers, a rencontré la curiosité et la fidélité des lecteurs pour cheminer de saison en saison jusqu’à ce vingt-deuxième numéro. Il fallait un grain de folie pour imaginer qu’un journal papier pourrait s’installer durablement dans le paysage éditorial guyanais et hexagonal! La richesse du patrimoine naturel et culturel de la Guyane est telle que la difficulté a plutôt toujours été de choisir les sujets que nous allions privilégier à chaque édition… Ce n’est certes pas le manque d’inspiration qui nous conduit aujourd’hui à mettre fin à la saisonnalité d’Une saison en Guyane.
Si Une saison en Guyane peut s’enorgueillir d’une mission quasi publique de valorisation du territoire, notre journal n’en est pas moins une entreprise ! Le revenu des insertions publicitaires est indispensable à notre bon fonctionnement, pour compléter les ventes unitaires de nos exemplaires et les abonnements. Mais dans un univers guyanais dominé par les monopoles et les institutions, force est de constater que notre modèle économique est de plus en plus précaire.
Il est donc temps de “ rebondir” et d’expérimenter une nouvelle équation pour continuer d’offrir à nos lecteurs des reportages pour comprendre et s’émerveiller.
C’est pourquoi, après ce vingt-deuxième numéro, Une saison en Guyane deviendra une publication à parution non régulière. C’est loin d’être la fin de la route, plutôt une nouvelle “ saison” qui s’ouvre à travers de futurs hors séries thématiques
(celui sur la commune d’Awala Yalimapo paraîtra en début de saison sèche), des publications avec lesquelles nous pourrons remplir nos engagements auprès des abonnés. En même temps, dans le creuset de cette riche expérience, nous souhaitons écrire une nouvelle histoire avec vous, qui s’incarnera dans notre nouveau trimestriel Boukan, le courrier ultramarin.
Pour ce numéro 22 forcément “ collector”, nous avons voulu plus que jamais être fidèles à nos traditions. C’est ainsi que nous avons choisi de développer deux thèmes, aux rythmes de la Nature & des Hommes. Le premier explore les origines des Guyanais hispanophones, venus du Pérou, de Colombie, ou de République dominicaine. Le second dossier, réalisé par un groupe de scientifiques, s’intéresse à notre littoral, à son étonnante mobilité, à sa vulnérabilité, alors que le niveau de l’océan promet de monter dans le courant du siècle.
Tous ces dossiers, ces sujets et ces rubriques, réalisés par une foule d’auteurs & quantité de photographes, ont constitué l’âme, le carburant, la colonne vertébrale d’Une saison en Guyane. Il s’agit d’une formidable masse d’information, sur le papier, sur Internet, des écrits qui resteront, je l’espère, et contribueront à enrichir la connaissance de notre territoire.
Merci donc encore à tous les auteurs pour leur création, et à tous les lecteurs pour leur passion !

Lire plus

Réchauffement climatique, les côtes guyanaises face à l`élévation du niveau de la mer

Comme d’autres territoires, la Guyane a connu des fluctuations de son niveau d’eau, à l’échelle géologique, qui suivent les différentes périodes glaciaires et interglaciaires. Ainsi depuis le dernier maximum glaciaire, vers -20 000 avant notre ère, nous connaissons une augmentation du niveau marin. Des indices du paléorivage guyanais, datés vers -12 000 ans, ont été retrouvés à des profondeurs actuelles situées entre -35 et -60 m (Bouysse et al., 1977). Le niveau d’eau a depuis continué d’augmenter, avec des périodes de ralentissement voire de stabilisation comme celle connue il y a 3000 ans. Les données de niveau d’eau, accumulées depuis le début du XXe siècle, ont montré un accroissement significatif à l’échelle mondiale, et ceci, à un rythme jusqu’à 5 fois supérieures à celui des derniers millénaires (ONERC, 2015).

Portfolio Arts graphiques La nouvelle vague guyanaise

Les inspirations japonaises de Tyseka Castor Lorsqu’on se plonge dans les illustrations de Tyséka Castor, surnommée sur les réseaux sociaux k_wuet, l’influence du manga est clairement visible. Au CDI de son collège, elle lit avec ses amies des mangas. Le goût du dessin commence alors à naître en elle. Encore aujourd’hui, elle feuillette ses auteurs […]

Développement en Amazonie et si Bolsonaro ouvrait une troisième voie ?

Selon Ismael Nobre, coordinateur environnemental de l’équipe de transition de Bolsonaro, le meilleur moyen de préserver la forêt est d’en faire un business rentable en utilisant les nouvelles technologies. Avec son frère, Carlos, chercheur à l’Institut national de la recherche spatiale (INPE), il travaille sur un projet ambitieux : la “ Terceira Via Amazônica ”. [BBC Brasil - Extraits]

Les sentinelles des criques : une microfaune aquatique à découvrir

Si le paypayo veille sur la quiétude des forêts guyanaises, les criques ont aussi leurs gardiens : les invertébrés aquatiques ! Ces bioindicateurs suscitent un intérêt croissant sur le continent sud-américain. Leur diversité exceptionnelle et leur capacité à renseigner sur l’état de santé de nos cours d’eau ont motivé une équipe internationale d’experts taxonomistes (Argentine, États-Unis, Guyane) à partir à leur recherche en territoire guyanais. Bilan : Deux nouveaux genres et une nouvelle espèce pour la science, des clarifications sur certains groupes complexes et 22 nouvelles espèces pour la Guyane. Et ce n’est qu’un début ! 

Urubu noir, un corbeau chez les vautours

Son nom scientifique Coragyps atratus signifie  "corbeau-vautour de noir vêtu". Très proche des habitations humaines pour se nourrir, il est, en Guyane, d’une grande discrétion lorsqu’il niche. Malgré une population littorale très importante, jusqu’en 2016 aucun nid n’était encore connu des ornithologues guyanais.

Mamilihpan, les mystérieuses peintures de la Roche Susky

Le sud de la Guyane est parsemé d’inselbergs, des îles granitiques difficiles d’accès qui émergent de la forêt équatoriale. Sur l’un d’eux a été découvert il y a 20 ans de mystérieuses peintures rupestres, qui n’ont plus été étudiées depuis cette époque. Une mission du Parc amazonien de Guyane est revenue sur cette montagne en novembre dernier, avec une équipe de naturalistes et d’archéologues. Reportage.

Lima-Manaus-Cayenne : Destins péruviens

« Un jour j’écrirai mon livre et il s’appellera : Bonjour Madame, taxi-brouette ! » éclate de rire Omar Cabrera Boca Negra, né il y a 49 ans à Lima, d’une mère originaire de la Cordillère blanche et d’un père de la capitale. L’homme, sans-papiers, vit depuis 2003 en Guyane, et djob* au marché central de Cayenne où il […]

Habiter les cordons sableux du littoral -Villages amérindiens et petites habitations créoles à Sinnamary et Iracoubo

Sinnamary et Iracoubo ne sont pas, aujourd’hui, des communes réputées pour leurs plages. Sans les bateaux de pêche amarrés sur le Sinnamary et l’Iracoubo, on y oublierait même la présence de la mer. Pourtant, jusque dans les années 1940, avant l’installation de la mangrove qui a rendu la mer invisible, une immense plage s’étendait de Kourou à Organabo, et jouait un rôle important dans la vie des populations de la région. 

De Valle del Cauca à Cayenne, histoires des Colombiens de Guyane

Les migrants colombiens qui gagnèrent la Guyane dans les années 70 étaient principalement originaires du nord-ouest du pays, de Valle del Cauca. Une première vague de migration organisée par la France fut décidée pour la construction de la base spatiale de Kourou. Puis, dans les années 2000, certains ont rejoint Cayenne pour des raisons politiques, économiques ou familiales.

La passion des Pikolèt

Posées sur le toit d’une voiture, entre les pieds d’un conducteur de scooter, aux fenêtres des maisons, tenues à la main d’un cycliste… ces cages en bois où un oiseau est accroché à son perchoir sont un élément frappant du paysage urbain pour le non-Guyanais. Il peut surprendre de voir des groupes, majoritairement d’hommes, se retrouver autour de petits oiseaux aux couleurs sombres et aux becs ronds tels que la pikolèt ou le lorti. Dans la rue, en carbet, au bord du fleuve, on promène ces oiseaux réputés pour leur chant. Une pratique qui demande beaucoup de temps et de passion.

De Saint-Domingue à la Crique

La Crique, un quartier de Cayenne aujourd’hui très métissé, a longtemps été le point d’arrivée de la communauté dominicaine, présente en Guyane depuis un demi-siècle. Quelques familles qui revendiquent fièrement leur culture nous ont ouvert leurs portes.

Le littoral guyanais, un territoire à risque

Situées sur une côte très mobile, les villes du littoral sont des zones de vie particulièrement vulnérables. Si les grandes marées sont souvent désignées responsable, les aménagements de l’homme respectent-ils toujours le principe de précaution ?
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