Plus de 150 chercheurs de plus de 120 institutions à travers le monde ont pendant 5 ans contribué à une étude sur les espèces de requins et de raies associées aux récifs coralliens.
Hommes, femmes, Martiniquais, Réunionnais, Polynésiens… Chez qui l’espérance de vie est-elle la plus grande ? Et quelle est la différence avec les habitants de l’Hexagone ? Qui est le plus touché par la mortalité précoce, c’est-à-dire avant 65 ans ? Découvrez ce que révèlent les statistiques.
Alors qu’il est moniteur de plongée à Rangiroa, aux Tuamotu, Jean-Marie Jeandel se prend de passion pour le grand requin marteau et accumule des données et photographies depuis 2012. Il fonde en 2019 l’association Mokarran Protection Society afin de contribuer à l’avancement de la recherche sur cette espèce, encore trop méconnue selon lui et en voie de disparition dans le monde. Un premier article scientifique [1] sur la présence du grand requin marteau dans l’archipel vient d’être publié dans la revue Frontiers in marine science en août 2023.
En Polynésie française, le cancer est la deuxième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires. Les seins, la prostate et les poumons sont les organes les plus touchés. 800 malades supplémentaires sont recensés chaque année. Manque de dépistage et de prévention, offre de soins compliquée… La copie du territoire est loin d’être parfaite même si des efforts sont consentis.
À Mayotte, 101e département français et île de l’archipel des Comores, le système de santé ne parvient pas à répondre aux besoins de soins d’une population dont 77 % vit sous le seuil de pauvreté.
Si la population réunionnaise consomme moins d’alcool que les métropolitains, les conséquences de cet usage sont beaucoup plus graves : passages aux urgences plus nombreux, mortalité liée à l’alcool supérieur, et multiplication des violences qui en découlent. En cause, un usage plus important à La Réunion des alcools forts et notamment du rhum local et de […]
Il n’y a pas que la houle pour agiter les océans et les mers : un trafic permanent secoue les eaux du globe, un clapotis tapageur d’immenses navires acheminant d’un bout à l’autre de la Terre 70 % du trafic mondial de marchandises. Pierre angulaire de la mondialisation, clé de voûte du ravitaillement des Antilles, le transport maritime contribue à hauteur de 23% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre liées à l’énergie, une proportion qui, loin de diminuer, tend même à augmenter et devrait, selon la Banque mondiale, dépasser les 30% au cours de la prochaine décennie. A cette frénésie, le transport à la voile oppose une alternative, plus douce, moins extravagante: un nouveau cap.
Kaldûn, requiem ou le pays invisible retrace l’histoire de trois révoltes : la révolte des Communards, exilés en Nouvelle-Calédonie ; la révolte des Berbères, condamnés à cette même déportation ; enfin, celle des Kanak, spoliés par les colons à la même période. Mêlant théâtre et musique, ce projet d’envergure d’Abdelwaheb Sefsaf entame le 19 octobre une tournée dans l’Hexagone. Dans le même temps, l’artiste travaille à la création d’un festival itinérant dans les Outremer.
Depuis dix ans, l’intoxication au plomb en Guyane est source de toutes les interrogations et de toutes les craintes. Des taux de contamination vertigineux ont été retrouvés chez des femmes, des enfants et des hommes en différents points du territoire. Cette situation vient s’ajouter aux nombreux empoisonnements de familles entières causés par le mercure.
Avec 10 % de la population atteinte de diabète, l’île de La Réunion est la région la plus touchée de France. Ici, environ 83 840 personnes sont prises en charge pour cette maladie chronique. Elle tue environ 250 personnes par an, soit trois fois plus qu’en métropole.Mais pour lutter contre le diabète et ses conséquences, de nouvelles initiatives voient le jour. Reportage.
Le Parc amazonien de Guyane s’est emparé d’une technologie innovante afin de lancer une étude pilote pour le suivi du singe atèle. Comment ? Grâce au drone et à l’imagerie thermique. Les données obtenues en phase expérimentale présagent de belles avancées pour la connaissance des espèces qui nous échappent et leur protection.
Comme le reste des Outremer, la Guyane manque de médecins, de sages-femmes, d’infirmiers… Durant les grandes vacances, l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni a dû réguler ses urgences ; des sages-femmes n’ont pas trouvé de remplaçante ; des consultations ont été suspendues. La télémédecine, apanage jusque-là des communes isolées, se déploie désormais sur le littoral urbanisé. La possibilité, à partir de cette rentrée, d’effectuer l’intégralité de ses études de médecine aux Antilles-Guyane devrait fidéliser les étudiants sur les territoires, mais ne produira ses effets que dans six ans aux mieux. Avant cela, la perspective d’un CHRU de Guyane en 2025 est attendue comme un facteur d’attractivité.
Selon certaines estimations, la moitié des Calédoniens aurait eu la ciguatera, communément nommée la gratte, au moins une fois dans leur vie. Cette maladie, liée à une toxine présente dans certains poissons du lagon, bénéficie pourtant de très peu de médiatisation sur le territoire et certains médecins déplorent un manque d’informations.
Quelques sauts, des nageoires qui affleurent à la surface de l’eau : les mammifères marins sont par définition difficiles à étudier du fait de leur vie majoritairement sous-marine. Afin de mieux les connaître au-delà des observations visuelles, l’acoustique se révèle être un outil indispensable de suivi des populations.
Vivre sur un joli petit caillou, perdu au milieu de l’Atlantique Nord, s’apparente à une vie paradisiaque. Mais pour la jeunesse de l’île de Saint-Pierre-et-Miquelon, l’envers de la carte postale est loin d’être idyllique. Le sujet de leur santé mentale est devenu une priorité pour les élus et les acteurs sociaux.